So Tippie-cal !

... comme une française en Nollandie

mardi 2 mars 2010

Portrait de l'Inde

Inde 2010

Mumbai - 28 février 2010

 J'aurais voulu avoir le temps de multiplier les chances de faire de belles photos, malheureusement... Il fallait souvent se dépêcher, passer d'un site à l'autre, et l'heure continuait de tourner. Deux semaines en Inde mais seulement quatre jours sans travail pour s'adonner aux joies de la photographie... C'est vain! Et c'est frustrant surtout, car l'Inde est un terrain de jeu rêvé pour la photo: une grande population, une animation constante, des gens dans les rues 24h/24, des couleurs vives et variées, une lumière formidable,  de la chaleur, des paysages époustouflants, des oiseaux, animaux, fleurs et plantes exotiques, ... On n'en finit jamais de tout vouloir prendre en photo. On n'en finit jamais de s'extasier sur mille détails. Ici ! Là ! Et là ! Et ça aussi ! Clic. Clic. Clic. Clic... Pas encore assez. Pas encore tout vu. Mince ! Le temps de prendre la photo, déjà j'ai loupé 1000 autres choses autour de moi, dans mon dos. 
L'Inde vous rend fou comme elle vous fascine. Elle se livre à vous, elle est vraie, ouverte, elle ne cache rien. Elle vous laisse la contempler, la sentir, vous en imprégner. Mais elle vous enlève et vous prend dans son infernal tourbillon. Toujours en mouvement, c'est un coeur qui bat à fond. Et pourtant, dans le plus fort de ses contrastes, vous trouverez, ici, sur ce même coin de rue que vous fixez du regard, des rythmes de vie différents: il y a des gens qui marchent d'un pas décidé, ils vont au travail, au marché, ils ont un but, ils ne perdent pas de temps, il y a des hommes qui dorment dans leur rickshaw, sur leur charrette, à même le sol, il y a des chiens qui errent ou dorment au milieu des détritus; il y a des femmes qui mendient, des enfants qui jouent, s'interrogent, contemplent les voitures qui n'en finissent pas de traverser cette scène dans un sens, dans l'autre, dans le bruit infernal des moteurs et des klaxons, dans la fumée noire des pots d'échappement, dans la fumée grise des encens qui se mêle à la fumée blanche des plats cuisinés dans la rue. Clic! on essaie de capturer tout ça dans une seule photo, mais c'est vain. Même en photo, on ne voit pas encore tout les détails. Pas tout de suite. 
En fait, il faudrait pouvoir dessiner l'Inde,  ses rues, sa population, ses paysages. Il faudrait pouvoir brosser son portrait avec des fusains, des pastels, pour ne rien manquer, jusqu'au plus infime détail.
1500 photos, sur quelques heures dans la rue, dans la nature. J'ai l'impression de n'avoir pu capturer qu'une infime partie de tout ce que l'Inde m'offrait. Je me sens un peu frustrée de n'avoir pas eu plus de temps. Mais un jour, je le sais, je prendrais ma revanche ! :)

Posté par Tippie à 20:29 - Tippie en Inde - Commentaires [8] - Permalien [#]
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Commentaires

    Splendide.
    Très symbolique de l'Inde : à la fois colorée et mystérieuse, offerte et repliée.

    Posté par Richard, mardi 2 mars 2010 à 21:09
  • pub pour orange! (psttt: très joli, mais le dit pas à Tip!)

    Posté par christian, mardi 2 mars 2010 à 21:57
  • GENIAL !!! vivement le reste

    Posté par ninou, mardi 2 mars 2010 à 22:57
  • Magnifique, vivement les autres !

    Posté par Ardalia, mardi 2 mars 2010 à 23:17
  • Héhéhé Trés sympa Ta photo, mais si tu te met à écouter les bétises que je met dans tes commentaires

    Posté par Gilsoub, mercredi 3 mars 2010 à 01:04
  • Peut etre j'ai la chance d'y visiter dans le futur !!!

    Posté par nike shox, mercredi 3 mars 2010 à 08:20
  • Un mystère éclatant ! très belle photo ...

    Posté par Gothic inside, mercredi 3 mars 2010 à 10:42
  • Que de couleurs et d'émotion par ici.
    Content de voir que ce voyage semble t'avoir apporté énormément...mais pouvait-il en être autrement ?

    Posté par David, vendredi 5 mars 2010 à 16:58

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